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La Bonne Franquette

Comment ce site est fabriqué

Un site de cuisine peut publier n'importe quoi sans que personne ne s'en aperçoive. Les règles ci-dessous existent pour rendre ce laisser-aller impossible, et pour que vous puissiez vérifier qu'elles sont tenues.

Comment une recette est-elle testée ?

Deux fois, au minimum. La première tentative sert à repérer l'endroit exact où la recette bascule — le moment où la pâte se détrempe, où la sauce tranche, où la cuisson passe de juste à trop cuite — et la seconde sert à vérifier que la correction trouvée tient vraiment. Les quantités publiées sont celles qui ont été pesées. Pas des arrondis pratiques.

Le texte garde ensuite la trace de l'échec initial. Savoir qu'une tarte rate par le fond, et pourquoi, vaut mieux qu'une liste d'étapes impeccable qui vous laisse seul devant le problème. Cette exigence explique la lenteur de publication : on ne peut pas tester quarante recettes par mois.

Trois registres, jamais mélangés

Ces registres ne se mélangent pas dans une même page. Un comparatif ne se déguise jamais en témoignage, et une recette ne se transforme jamais en argumentaire de vente.

Qu'est-ce qui n'est jamais publié ?

Ces interdictions ne sont pas des intentions. Elles sont vérifiées automatiquement à chaque mise en ligne par deux contrôles qui inspectent le site fabriqué, page par page : l'un traque les défauts techniques et les balisages incohérents, l'autre traque les tournures creuses et les formules toutes faites. Une page qui déroge bloque la publication du lot entier. Pas de dérogation.

Allergènes et sécurité alimentaire

Les quatorze allergènes à déclaration obligatoire figurent sur chaque fiche concernée. Le champ est techniquement obligatoire : une recette qui ne les déclare pas ne peut pas être publiée, même par oubli. Chaque substitution proposée a été essayée, sinon elle n'est pas proposée.

Les températures à cœur sont indiquées là où elles protègent quelqu'un : volaille, porc, œufs crus destinés à des publics fragiles. Ce qui concerne les femmes enceintes figure dans la fiche elle-même, pas dans un avertissement général relégué en bas de page. Quand une recette contient de l'alcool, la mention de modération accompagne systématiquement une alternative sans alcool.

Comment le site gagne-t-il de l'argent ?

Par des liens affiliés, signalés en haut de chaque page concernée. Si vous achetez après avoir suivi l'un de ces liens, une commission est versée, sans surcoût pour vous. Ce mécanisme finance le temps de test et l'achat du matériel évalué.

Il ne modifie ni les classements, ni les réserves. Un produit décevant est décrit comme décevant, même vendu par un partenaire. Quand un marchand n'a pas de programme d'affiliation, son nom apparaît quand même : le lecteur passe avant la commission.

D'où viennent les informations qui ne sont pas testées ?

Certaines données ne peuvent pas être vérifiées dans une cuisine. Les températures de sécurité alimentaire, les durées de conservation et la liste des allergènes à déclaration obligatoire relèvent de la réglementation et des recommandations sanitaires publiques, pas d'une opinion. Elles sont reprises telles quelles, sans être arrondies ni assouplies pour arranger une recette.

Quand une information reste incertaine, elle est présentée comme incertaine. C'est moins confortable à lire qu'une affirmation nette, et nettement plus honnête. Un site de cuisine qui n'a jamais de doute sur rien devrait inquiéter.

Pourquoi les prix sont-ils traités à part ?

Parce qu'ils vieillissent plus vite que tout le reste. Une recette écrite en 2026 sera encore juste en 2030 ; un prix relevé en 2026 sera faux dans six mois. Les deux ne peuvent donc pas vivre au même endroit.

Les chiffres volatils sont stockés séparément du texte des pages, avec leur date de relevé et leur source. Une page ne peut afficher un prix que si ces deux informations existent. Sans elles, la valeur n'apparaît pas du tout : c'est une contrainte technique, pas une bonne résolution. Ce fonctionnement rend aussi la mise à jour possible sans réécrire les articles.

Quelles données publiques sont utilisées ?

Les valeurs nutritionnelles affichées sous certaines recettes proviennent de la table Ciqual, publiée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. C'est la base de composition nutritionnelle de référence en France, diffusée sous Licence Ouverte, laquelle autorise la réutilisation à condition d'en citer la source. Chaque tableau publié porte la version utilisée et sa date d'extraction.

Ces données ne sont pas recopiées à la main. Un script extrait de la table officielle les seuls aliments employés par les recettes, puis les fige dans le projet avec leur date : le site ne dépend d'aucun appel réseau au moment de sa fabrication, et un chiffre publié ne peut pas changer sans que la date change aussi.

Le calcul obéit à une règle stricte, détaillée dans le guide consacré à la méthode : une recette n'affiche ses valeurs que si la quasi-totalité de sa masse a été pesée et rattachée à un aliment de référence. Plusieurs recettes n'en affichent donc aucune, et c'est volontaire.

Une seconde base publique est utilisée pour l'empreinte carbone : AGRIBALYSE, publiée par l'Agence de la transition écologique, également sous Licence Ouverte. Elle repose sur des analyses de cycle de vie et fournit, pour chaque donnée, un indicateur de qualité que le site affiche plutôt que de le taire. Les valeurs portent sur les ingrédients crus, hors cuisson et hors trajet jusqu'à votre cuisine : ce sont des planchers, pas des totaux.

Aucune de ces deux bases n'est exposée dans le balisage transmis aux moteurs de recherche au-delà de ce que les formats standards prévoient. Il existe un champ normalisé pour les valeurs nutritionnelles, il n'en existe aucun pour l'empreinte carbone : plutôt qu'inventer une propriété, ce chiffre reste visible pour le lecteur et absent du balisage.

Que faire si vous repérez une erreur ?

Écrivez à contact@la-bonne-franquette.com en précisant la page et ce qui cloche. Les corrections sont apportées rapidement et la date de mise à jour change. Signaler une quantité fausse rend service à tous ceux qui feront la recette après vous.

Questions fréquentes

Une recette peut-elle être corrigée après publication ?

Oui, et c'est fréquent. Un lecteur signale une quantité qui ne tombe pas juste, une cuisson trop courte dans son four, une étape ambiguë. La fiche est alors modifiée et la date de mise à jour change. Corriger vaut mieux que défendre une version fausse.

Que se passe-t-il si un produit recommandé devient mauvais ?

La recommandation est retirée ou assortie d'une réserve visible. Un modèle change de fabrication, un service se dégrade, une enseigne modifie ses portions : la page doit suivre. Une recommandation qu'on ne relit jamais devient trompeuse au bout d'un an.

Comment sont choisis les sujets traités ?

Par ce que les gens cherchent réellement, croisé avec ce qu'il est possible de tester honnêtement. Un sujet impossible à vérifier n'est pas traité, même s'il attirerait du trafic. Les données de recherche orientent le calendrier, jamais le contenu lui-même.

Ces règles s'appliquent à toutes les recettes, aux pages matériel et aux box repas. Pour savoir qui écrit, voir à propos.