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La Bonne Franquette

Velouté de courgettes au chèvre frais

Un velouté vert clair, onctueux sans crème, prêt en trente minutes. Le chèvre remplace la matière grasse et apporte l'acidité qui manque souvent.

Assiette creuse de velouté de courgettes vert clair, avec un éclat de chèvre frais

La fiche recette

Préparation
10 min
Cuisson
20 min
Total
30 min
Portions
4
Difficulté
Facile

Ingrédients pour 4

  • 800 g courgettes (jeunes de préférence, la peau garde la couleur)
  • 1 oignon
  • 1 pomme de terre moyenne (pour la texture, sans alourdir)
  • 70 cl bouillon de volaille ou de légumes
  • 100 g chèvre frais
  • 1 cuillère à soupe huile d'olive
  • sel, poivre, quelques feuilles de basilic

Étapes

  1. Lavez les courgettes et coupez-les en rondelles épaisses, sans les peler. Épluchez la pomme de terre et taillez-la en cubes. Émincez l'oignon.
  2. Faites suer l'oignon dans l'huile d'olive à feu doux, cinq minutes, sans coloration : il doit devenir translucide et non doré.
  3. Ajoutez la pomme de terre et le bouillon chaud, portez à frémissement, laissez cuire dix minutes à couvert.
  4. Ajoutez les courgettes et poursuivez huit à dix minutes, jusqu'à ce qu'elles cèdent sous la pointe d'un couteau. Ne prolongez pas : au-delà, le vert vire au kaki.
  5. Mixez avec la moitié du chèvre jusqu'à obtenir une texture lisse. Rectifiez le sel, poivrez généreusement.
  6. Servez avec le reste de chèvre émietté par-dessus, quelques feuilles de basilic et un filet d'huile d'olive.

Allergènes : lait, céleri

Substitutions : Sans lait : remplacez le chèvre par deux cuillères à soupe de purée d'amande blanche, l'onctuosité est comparable · Sans céleri : vérifiez l'étiquette du bouillon, la plupart en contiennent ; ou utilisez un bouillon maison

Sécurité : Le velouté se conserve deux jours au réfrigérateur, refroidi rapidement dans un contenant large. Réchauffez-le à ébullition franche.

Le velouté de courgettes est le plat que tout le monde rate en croyant l’avoir réussi. Il est lisse, il est vert, il a l’air de ce qu’il doit être. Puis on le goûte et il ne dit rien.

Le problème ne vient pas de la technique. Il vient de ce que la courgette, seule, n’a pratiquement aucun goût.

Comment donner du goût à un légume qui n’en a pas ?

Trois leviers, à actionner ensemble. Le premier est le liquide de cuisson. Un velouté cuit à l’eau restera fade quoi que vous fassiez ensuite ; un bouillon correctement salé apporte le fond salin qui manque. Faites-le vous-même si vous avez des carcasses au congélateur, sinon un cube fait l’affaire, à condition de vérifier sa teneur en sel avant de resaler.

Le deuxième levier est l’acidité, et c’est le rôle du chèvre ici. Il apporte à la fois du gras et une pointe acide qui réveille l’ensemble. Un trait de jus de citron au moment de servir produit un effet voisin, en plus direct.

Le troisième est le poivre, en quantité plus généreuse qu’on ne l’imagine. Sur une soupe de légume doux, il ne pique pas : il structure.

Pourquoi ne pas mettre de crème ?

Parce que la pomme de terre fait le travail. Une seule, de taille moyenne, libère assez d’amidon pour donner au velouté une texture pleine et nappante. La crème, elle, ajoute du gras et arrondit tout, y compris ce qu’on cherchait à faire ressortir.

Cela dit, si vous avez de la crème et l’envie d’en mettre, une cuillère au service ne gâche rien. C’est un choix de goût, pas une règle.

Garder la couleur verte

La courgette vire au kaki quand elle cuit trop longtemps. Le repère est simple : dès que la pointe du couteau entre sans résistance, arrêtez. Huit à dix minutes suffisent presque toujours.

Deuxième précaution : mixez rapidement et servez dans la foulée. Un velouté qui attend une heure à couvert continue de cuire dans sa propre chaleur et perd sa couleur.

Le service

Une entrée réussie se dresse en trente secondes. Chèvre émietté, quelques feuilles de basilic déchirées à la main plutôt que ciselées au couteau, un filet d’huile d’olive versé en dernier. Ajoutez des graines de courge torréfiées à la poêle pour le croquant, si vous en avez.

Servi froid l’été, ce velouté fonctionne aussi très bien. Rectifiez alors l’assaisonnement une fois froid : le froid atténue le sel, et ce qui semblait juste tiède paraîtra fade glacé.

Et si les courgettes sont grosses ?

Les courgettes de fin de saison, longues et épaisses, demandent deux adaptations. Coupez-les en deux dans la longueur et retirez le cœur graineux à la cuillère : il contient énormément d’eau et très peu de goût. Gardez la peau si elle reste souple, retirez-la si elle résiste à l’ongle.

Comptez ensuite un peu moins de bouillon, ces courgettes en libérant davantage. Vous pouvez toujours détendre le velouté en fin de mixage, alors qu’un velouté trop liquide ne se rattrape qu’en le faisant réduire.

Ce tri des cœurs vaut aussi pour les courgettes rondes, souvent plus aqueuses qu’elles n’en ont l’air.

Questions fréquentes

Pourquoi mon velouté de courgettes est-il fade ?

La courgette contient beaucoup d'eau et peu de goût propre. Trois leviers la relèvent : un bouillon bien salé plutôt que de l'eau, un élément acide comme le chèvre ou un trait de citron, et du poivre en quantité. Une cuisson trop longue dilue encore ce qui reste.

Faut-il éplucher les courgettes ?

Non, et il vaut mieux ne pas le faire. La peau donne au velouté sa couleur vert clair et apporte de la tenue. Sur des courgettes anciennes à peau épaisse et à grosses graines, retirez en revanche le cœur, qui rend beaucoup d'eau.

Ce velouté se congèle-t-il ?

Mixé sans le fromage, oui, pendant trois mois environ. Ajoutez le chèvre au moment de servir, après réchauffage : les produits laitiers frais supportent mal la congélation et donnent une texture granuleuse au retour.